Prisée pour ses nombreuses qualités, le tube à néon est l’une des vedettes des enseignes lumineuses. Coloré, chaud et éclatant, il a le chic pour mettre en lumière les commerces de nuit. Ainsi, pour tout professionnel qui rêve de voir sa devanture illuminée à l’éclat des néons, un tel projet débute par un dessin, n’importe lequel… Cela peut être une lettre, l’image d’un personnage ou tout autre dessin représentatif du commerce. Ce préalable est confié à un dessinateur qui doit réaliser le croquis en grandeur nature.

L’avant-projet de fabrication néon

L’enseigne à néon est l’ambassadeur de l’image de marque d’un commerce, c’est la raison pour laquelle sa fabrication est confiée aux bons soins d’un spécialiste : l’enseigniste ou un néoniste. Il conduit l’ensemble du projet dès le moment où le croquis, qui brillera de mille feux lui a été confié…

Du croquis à l’enseigne néon

La canne de verre est le principal matériau d’une enseigne à néon. Il contient une poudre qui lui confèrera sa couleur lumineuse au contact d’un gaz injecté en fin de réalisation. Mais avant de briller, la canne de verre doit d’abord être façonnée sous l’effet de la chaleur. Elle est produite par un chalumeau à table, à main ainsi qu’un brûleur, des outils indispensables à tout néoniste.

Ensuite, en se basant sur les proportions mesurées sur le croquis à l’aide d’une corde, le néoniste découpe le verre avec minutie. Il le recourbe, l’allonge, le tord afin de créer les formes dont il a besoin. Durant cette étape, il compare régulièrement son travail au schéma et une fois que toutes les pièces sont disponibles, il passe à l’assemblage.

La matérialisation du croquis en enseigne à néon

Après avoir pris le soin d’introduire deux électrodes dans les pièces qui resteront aux extrémités de sa création, le néoniste passe à l’assemblage. Cette opération délicate nécessite beaucoup d’attention et de dextérité. Elle est le plus souvent réalisée au chalumeau à main et au brûleur. Durant cette opération, le néoniste sera souvent emmené à souffler dans certaines pièces pour leur conférer la forme adéquate. Un petit tube en verre, le queusot, sera temporairement tiré sur la figure finale afin d’achever la création de l’enseigne.

La finition du processus de création de l’enseigne néon

Le croquis de l’enseigne qui a pris forme grâce à la canne de verre sera à présent raccordé à une machine appelée le bâti de pompage. Connecté par le queusot, à l’enseigne, cette machine a plusieurs fonctions :

  • faire le vide dans le tube de néon ;
  • faire le nettoyage afin d’éliminer les impuretés contenues dans les cannes à verre ;
  • faire jaillir la couleur de l’enseigne en y insufflant l’argon le gaz dédié à cet effet.

Une fois ces différentes étapes réalisées, l’enseigne est détachée de la machine. Le néoniste effectue les gestes adéquats pour figer sa couleur à l’aide d’une bille de mercure introduite par le bâti de pompage. Le résultat final peut parfois être monté sur des supports en aluminium, en plexiglass… avant de trôner majestueusement au-dessus ou à l’intérieur du commerce concerné pour une durée moyenne de 30 000 heures.

Comparés aux autres enseignes lumineuses, les néons offrent bien plus de possibilités en matière de couleurs et de formes. La lumière des néons est diffusée à 360 °C et c’est ce qui fait sa popularité.